Iambe IVDerniers vers de l’auteurComme un dernier rayon, comme un dernier zéphire Anime la fin d’un beau jour,Au pied de l’échafaud j’essaie encor ma lyre. Peut-être est-ce bientôt mon tour ;Peut-être avant que l’heure en cercle promenée Ait posé, sur l’émail brillant,Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant,Le sommeil du tombeau pressera mes paupières Avant que de ses deux moitiésCe vers que je commence ait atteint la dernière, Peut-être en ces murs effrayésLe messager de mort, noir recruteur des ombres, Escorté d’infâmes soldats,Remplira de mon nom ces longs corridors sombres.